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02.07.2015

UE: le marché des fruits revalorise la qualité

(fldhebdo.fr) - L’écart de prix s’est accru entre l’offre de France et celle d’Espagne et d’Italie, surtout en nectarine. Les ventes vont s’étoffer avec les vacances et la canicule.

Le marché des pêches et nectarines est difficile en Espagne et en Italie. En Italie, les prix de vente sont au plus bas en cal B. En pêche, ils sont similaires à ceux de l’an passé à environ 0,35 € à la production. Ils baissent de 0,08 € par rapport à ceux de 2012 qui a été difficile. Mais, cette année, le manque de gros calibre crée un écart important puisque l’on dépasse 0,55 € en cal A, soit un prix similaire à celui de 2012. En nectarine, l’écart à la baisse atteint 0,05 à 0,10 € en un an. Les cours payés producteurs sont de 0,35 et 0,40 € en caisse vrac. Un passage en station auquel s’ajoutent les frais logistiques et les marges coûte au moins 0,30 €. Les prix départ sont donc similaires à ceux de l’Espagne.

Murcie dans le rouge
Au sud des Pyrénées, les prix moyens sont d’environ 0,70 € départ Catalogne et Aragon en tous produits pour le cal A. Le cal B est entre 0,60 et 0,65 € départ. Les Paraguayos se bradent officiellement entre 0,50 et 0,70 € départ. C’est sur cette catégorie que le taux de fruits vendus en PAV est le plus élevé, ce qui tire le prix moyen à la baisse. En Allemagne, les offres spéciales sont entre 1,50 et 1,60 €/kg.
La saison est terminée à Murcie. Elle n’a pas été bonne et des producteurs ne pourront pas rembourser les prêts de campagne, dont une partie a été cautionnée par la région. C’est dans les zones tardives que les comptes d’exploitation seront les plus déficitaires.Non seulement elles ont été touchées par la grêle mais les variétés cultivées à cette période n’avaient pas résisté aux six jours de canicules de la fin mai avec des températures de plus de 40 °C.

La France en manque
En France, la demande est suffisante pour que la petite offre se commercialise. Toutefois, le marché est tiraillé entre le beau qui se valorise bien et le reste de la gamme. Cette césure est d’autant plus visible en année de faible production.
Les prix sont fermes. Le taux de noyaux fendus est élevé : il atteindrait 50 % de l’offre. Mais les fruits sont sains et commercialisables car les noyaux ne sont pas éclatés. Les variétés actuelles résistent bien à la canicule.Toutefois, les fruits cessent de grossir en cas de fortes chaleurs. Les prévisions de récolte seront surtout revues à la baisse en nectarine.

Le gros abricot est rare
En abricot, les prix sont plutôt modestes au regard de l’ampleur du déficit. Les pertes liées à la grêle au nord de Valence sont très importantes. Au nord de Tain, les dégâts sont tels que de nombreuses parcelles ne pourront même pas être récoltées pour l’industrie. Le scénario est donc similaire à celui de 2013.En Italie, c’est le pic de la campagne. Les fruits sont de petit calibre. Même les variétés à gros fruit comme Sungiant ou Orange Rubis produisent peu de fruits de plus de 45 mm. Les prix à la production sont en hausse de 0,05 à 0,10 € en un an en cal 40/45 et de plus de 0,10 € en cal 45+. Les gros calibres à la peau blushé se valorisent aisément 1,50 € et plus. Les prix moyens départ devraient se raffermir au fur et à mesure que les offres spéciales de Bebeco de Grèce vont se terminer.En prune d’Extrema dure, le retard de début de saison est en voie d’être rattrapé. La campagne de bigarreau se termine déjà dans le Val del Jerte. En Allemagne, la récolte est plus faible que prévue. Les prix au détail sont à plus de 4 €/kg. La Turquie reste discrète, ce qui valide le scénario du déficit.