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22.02.2019

Impacts d’un « No deal » avec le Royaume-Uni

(cnipt.fr) - Un séminaire a été organisé au ministère de l’Agriculture, le 14 février, afin d’aborder les impacts du Brexit pour les entreprises. Deux scénarios ont été présentés, en fonction de la situation qui peut se produire d’ici fin mars 2019 : un scénario en cas d’accord de retrait par les Parlements européen et britannique, et un scénario en cas de non accord, notamment si l’accord européen n’est pas ratifié par le Royaume-Uni.

Scénario 1 : Accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne
Les biens mis sur le marché continueront à circuler librement pendant toute la phase de transition, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2020. Pendant toute cette période, le Royaume-Uni restera un Etat membre de l’Union européenne à part entière.Le pays contribuera et bénéficiera du budget de l’UE jusqu’à la fin 2020. Le Royaume-Uni continuera à appliquer le droit européen mais ne pourra participer à aucune décision politique. En revanche, le Royaume-Uni aura la possibilité de conclure (mais pas d’appliquer) des accords internationaux.

Scénario 2 : « No deal », non accord sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne
En cas de non accord, d’ici le 29 mars au plus tard, les relations économiques entre le Royaume-Uni et les Etats membres de l’Union européenne seront régies par les règles de l’OMC dès le lendemain. Cela se traduira, en théorie, par la mise en place de droits de douane et le rétablissement des contrôles aux frontières (douane, SPS, police). Dans la pratique, le Royaume-Uni pourra décider, dans un second temps, de baisser ses droits de douane voire de les rendre nuls afin de ne pas perturber ses approvisionnements en provenance de l’Union européenne, notamment dans le secteur alimentaire. L’UE couvre, en effet, près de 30 % des besoins britanniques en produits alimentaires. En cas d’introduction de droits de douanes à partir du 30 mars, le Royaume-Uni verrait automatiquement le coût de ses importations augmenter du jour au lendemain, avec un risque élevé que cela entraîne une hausse de l’inflation sur le marché intérieur et une baisse de la consommation des britanniques. En théorie, des certifications sanitaires/phytosanitaires seront nécessaires pour exporter de l’Union européenne vers le Royaume-Uni. Mais dans un premier temps, le Royaume-Uni ne procédera à aucun contrôle des marchandises entrant sur son territoire, d’après les dernières déclarations du ministère britannique. En effet, à ce jour, aucun modèle de certificat n’a été travaillé du côté du Royaume-Uni. Aussi, le port de Douvres - où transite une majorité de marchandises importées par le Royaume-Uni - n’est actuellement pas préparé matériellement, techniquement et humainement pour mener ces contrôles. Une mise en place des contrôles aux frontières pourrait se faire dans un second temps. Dans ce cas, les marchandises seraient accompagnées d’un certificat sanitaire, comme pour toutes expéditions de l’Union européenne vers un pays tiers. Pour aider les entreprises à se préparer à une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’UE, le gouvernement français a mis en place un guide pédagogique sur le Brexit disponible sur son site.

La filière pomme de terre française face au Brexit
Dans le secteur des pommes de terre de consommation, la France exporte chaque année 50 000 tonnes en moyenne vers le Royaume-Uni, principalement des grenailles et des pommes de terre de gros calibre de type Baker. En cas de non accord, la filière française craint non seulement un impact sur les volumes mais également sur la qualité des produits livrés. Aujourd’hui, l’essentiel des exportations en pommes de terre se fait en flux tendus (via des grossistes traditionnels de taille moyenne) en réponse à une demande constante du marché britannique et pour garantir une fraîcheur des produits. Demain, le marché pourrait se réorganiser autour de quelques gros importateurs, plus flexibles pour s’adapter à ces nouveaux changements et les seuls capables de massifier des volumes pour limiter les surcoûts à l’achat. La logique actuelle des flux dynamiques, de la France vers le Royaume-Uni, au plus près de la demande pourrait ainsi en être affectée, aux dépens de la qualité des produits livrés au consommateur.