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01.10.2021

agroPrix 2021 : Qui va remporter l'agroPrix 2021?

(emmental-versicherung.ch) - Le 4 novembre 2021, emmental assurance décernera l'agroPrix pour la 29e fois au Kursaal de Berne. Au total, 58 dossiers ont été déposés pour le prix d'une valeur de 20’000 francs suisses. Le jury a sélectionné cinq projets innovants.

Qu’il s’agisse d’une nouvelle boisson tendance du Seeland, de la remise en culture de terrasses avec des baies, de la création de biodiversité avec des tours, de l’augmentation de la valeur ajoutée grâce à la vente directe par le biais d’une app ou de l’obtention de prix du lait équitables grâce à des coopératives, les projets nominés sont tous innovants et prometteurs. Et tel est précisément le but de l'agroPrix, qui récompense les innovations dans l'agriculture suisse. Les quatre projets nominés sont brièvement présentés ci-dessous.

Une tour de vie faite maison

À Hidlisrieden (LU), Urs Amrein propose des tours de bois destinées à accueillir et favoriser la biodiversité – en kit et à construire lors d’activités de groupe. Une tour de 3, 4 ou 5 mètres de haut destinée à fleurir, bourgeonner, pousser et être le refuge des oiseaux, des insectes et des batraciens: c’est en réfléchissant à une nouvelle manière de fournir les services écologiques incombant aux agriculteurs qu’Urs Amrein, agriculteur bouillonnant d’idées sur son domaine surplombant le lac de Sempach, a imaginé la Lebensturm – ou tour de vie. Construite essentiellement en bois indigène et en matériaux naturels recyclés comme la brique, ces tours bien visibles sont à la fois un soutien actif à la biodiversité et un symbole efficace de l’engagement des paysans dans ce domaine. Avec une cinquantaine d’exemplaires vendus dans divers cantons – y compris en plein cœur de la ville de Zurich –, elles font un tabac outre-Sarine; le soutien d’une fondation à but pédagogique permet d’organiser une activité de groupe (entreprise, famille ou école) autour de leur construction. Déjà très engagé dans la promotion de la diversité, la vente directe et l’accueil agritouristique, Urs Amrein est en passe de faire des Lebensturm un élément non négligeable de son revenu. «Une fois décomptés le coût en matériel, une tour permet de dégager un salaire horaire de 50 fr., souligne-t-il.

Du lait payé au juste prix
Créée en 2018, la coopérative Faireswiss Le lait équitable regroupe des producteurs de toute la Suisse et commercialise plusieurs spécialités laitières leur assurant une rémunération correcte. Alors que la rémunération moyenne des producteurs de lait d’industrie est de 60 centimes le litre (un prix qui a incité 652 d’entre eux à jeter l’éponge rien qu’en 2020), les 60 membres de la coopérative Faireswiss Le lait équitable reçoivent quant à eux 1 franc par litre livré. «Lorsque nous avons débuté, en 2018, nous étions 14 producteurs, relève Anne Chenevard, paysanne à Corcelles-le-Jorat (VD) et présidente de la coopérative. Aujourd’hui, nous avons une liste d’attente de 80 exploitants prêts à prendre des parts sociales et à donner à Faireswiss de la visibilité.» Avec le soutien des distributeurs qui jouent le jeu, la coopérative a vendu l’an dernier plus d’un million de litres de lait équitable – et vise le double pour 2021; outre des briques de lait UHT ou pasteurisé, l’assortiment Faireswiss ne cesse de s’agrandir et comporte divers produits comme des fromages, des mélanges à fondue ou encore de la crème à café. «Notre but est de procurer un revenu juste à des agriculteurs de toute la Suisse , mais aussi de maintenir une production laitière rentable et durable en Suisse. Pour cela, nous avons besoin d’être nombreux, afin d’accentuer notre poids dans un marché très tendu», conclut Anne Chenevard.

Petits fruits, vin et agritourisme au cœur d’un engagement local

Dans le Valposchiavo (GR), Nicolò Paganini a développé un concept global et cohérent pour mettre en valeur les baies qu’il cultive tout en tissant des synergies autour des richesses de la région. Nicolò Paganini s’est lancé il y a 21 ans dans la culture des mûres et des framboises à Campascio, sur des parcelles alors abandonnées. Aujourd’hui, il exploite 10 hectares de baies ainsi que diverses sortes de fruits qu’il vend au domaine ou sur les marchés, mais également à Coop qui les valorise sous le label Pro Montagna. «Outre les fruits frais, on propose aussi nos baies en version surgelée et en concentrés utilisés pour des yaourts vendus en grandes surfaces», précise-t-il. Fruits secs, châtaignes et tomates complètent son assortiment, livré par une société locale de Campascio. Pour Nicolò Paganini, le développement se conçoit à l’échelle régionale; c’est ainsi qu’il s’est associé au vigneron Marco Triacca, qui cultive 3,5 hectares de vignes dans la Valtelline voisine. Les spécialités des deux domaines sont désormais commercialisées sous une raison sociale unique; sous le nom emblématique de Coltiviamo Sogni («Nous cultivons des rêves»), la Sàrl Piccoli Frutti Valposchiavo exploite en outre un hôtel et propose des activités agritouristiques. Ce quinquagénaire fourmillant d’idées a ainsi mis sur pied une offre concertée mettant en valeur non seulement sa propre exploitation, mais aussi le potentiel de toute la région sur un mode coopératif – et couronné de succès

Une boisson à l’avoine 100% bio et locale

Dans le Seeland, Leandra Brusa et Urs Marti ont mis au point, avec un autre couple d’agriculteurs de Lucerne, une boisson à l’avoine bio entièrement produite de façon durable sur leurs exploitations. À Kallnach (BE), ils tiennent une ferme-refuge et concilient véganisme et agriculture d’une façon exemplaire. «Nous regrettions de ne pas trouver de boisson à base d’avoine en Suisse», explique Urs Marti. D’un échange de réflexions à ce sujet avec sa femme Leandra Brusa et son ami Beat Troxler – qui tient une exploitation similaire dans le canton de Lucerne avec son épouse Claudia – est née cette boisson 100% locale et durable, issue de céréales cultivées au domaine et moulues dans l’Emmental. Produits et conditionnés sur une petite chaîne de production home made alimentée par des panneaux photovoltaïques, 250 à 300 litres de boisson à l’avoine, en version nature ou «barista» sont embouteillés chaque semaine à Kallnach. Une remorque réfrigérée recourant également au solaire assure leur distribution dans les commerces équitables et les épiceries en vrac de dix cantons alémaniques, avec un système de consigne. «Notre objectif est de doubler notre production hebdomadaire et d’en tirer la moitié du revenu de nos exploitations respectives, note Urs Marti. Il ne s’agit pas de concurrencer le marché laitier, mais de proposer une alternative locale et durable pour les végans et les personnes intolérantes au lactose.»

Des apps pour faciliter la vente directe

Maraîcher à Mädertal (SG), Markus Bernhardsgrütter a développé Saisonbox, un système d’apps permettant de coordonner la vente de paniers sur Internet de la production à la livraison. Les boutiques en ligne et les paniers sur abonnement offrent aux producteurs un circuit court de plus en plus apprécié – mais s’avèrent également contraignants sur le plan de la gestion. «Et la charge administrative est déjà lourde pour les paysans», relève Markus Bernhardsgrütter. Pour l’alléger et ainsi rendre la vente directe plus efficace, il a imaginé Saisonbox en collaboration avec Matthias Ruoss, maraîcher en Thurgovie: quatre applications interconnectées sur smartphone, dont l’une à destination des clients et les autres respectivement pour le producteur, le conditionneur et le livreur. «Chaque producteur gère de façon autonome sa propre page selon le type, la quantité et la disponibilité des fruits ou légumes qu’il propose» précise le maraîcher. Les données saisies sont automatiquement transmises au reste de la chaîne de vente, de façon à en faciliter chaque étape. Saisonbox est aujourd’hui une Sàrl regroupant trois domaines producteurs dans trois cantons différents (SG, BE et ZG), mais son architecture informatique ne limite «ni le nombre de producteurs ni celui des clients », explique Markus Bernhardsgrütter. «Idéalement, nous souhaitons voir encore une vingtaine de producteurs nous rejoindre, dans toute la Suisse.»