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05.06.2018

L’Agropôle prépare sa mue afin de répondre aux défis alimentaires futurs

(24heures.ch) - Le site lance un projet à 40 millions afin de mettre sur le marché des solutions agroalimentaires éthiques et durables.

L’Agropôle de Molondin veut «agir pour demain». Déjà au cœur des préoccupations de ce centre industriel de production et d’innovation agroalimentaires (lire encadré), cette volonté devrait se renforcer ces prochaines années selon son nouveau directeur, Alain Schacher.

C’est lui qui a été appelé en début d’année pour mettre en application le concept imaginé par Stéphane Fankhauser. «Occupé à transformer le domaine familial de Greybin en entreprises industrielles agroalimentaires, je me suis aperçu que nous investissions beaucoup d’énergie à adapter notre modèle d’activités présent à ce qu’il pourrait être demain», expliquait ce dernier en février dans la newsletter de l’Agropôle.

C’est alors que lui est venue la vision de l’Agropôle, soit un centre de R&D évolutif pouvant tester ses prototypes préindustriels au travers d’un réseau d’entreprises, en vue de mettre sur le marché des solutions agro­alimentaires éthiques et durables. Pour ce faire, le site doit changer fondamentalement son visage. Un plan partiel d’affectation est actuellement entre les mains du Service du développement territorial.

S’il est préavisé favorablement, il sera ensuite soumis au Conseil général de Molondin. C’est du reste dans cette optique que l’Agropôle a organisé des portes ouvertes samedi à l’intention des Molondinois, mais aussi des autorités politiques des villages voisins: Chêne-Pâquier, Démoret, Donneloye et Yvonand. «Une telle journée doit permettre de se faire une idée du projet et d’anticiper les questions qui ne manqueront pas d’être posées lors d’une future séance d’information», souligne Alain Schacher.

Un projet à 40 millions
Car le projet, réalisable à l’horizon de quatre ou cinq ans, est ambitieux, comme son coût estimatif – entre 40 et 45 millions de francs – le laisse entendre. «Nous comprenons que les gens soient soucieux. Nous voulons leur montrer que le projet ne touchera pas aux terrains agricoles alentour, mais qu’il consistera en une utilisation optimisée de la surface dont nous disposons.»

Ainsi, l’ensemble disparate de bâtiments devrait s’effacer au profit de deux nouvelles constructions: un bâtiment administratif sur trois étages plus sous-sol de 3600 m2 et un second immeuble de 6500 m2, où se concentreront la production et le département R&D. Il sera surmonté de serres en attique s’étendant sur 3000 m2.

Actuellement une septantaine de personnes travaillent sur le site de l’ancien domaine de Greybin. À terme, ce sont entre 200 et 350 personnes qui pourraient être actives à l’Agropôle.

«Le trafic poids lourds actuel (environ 6 camions par jour) ne devrait cependant pas beaucoup changer», reprend le directeur. Si de nouvelles entités devraient poser leurs cartons sur le site, la dizaine de sociétés présentes actuellement resteront évidemment sur place: le groupe Green Holding, propriétaire du pôle et de ses sociétés filles, bien sûr, mais aussi les deux start-up qui y louent déjà des surfaces: Cogiterre (qui produit différents vinaigres à base de fruits, pour l’industrie surtout) et CombaGroup.

En réponse aux défis futurs
Cette dernière peut d’ailleurs être considérée comme une entreprise pilote de la mission du site. «Nous leur avons installé une serre à l’abri de laquelle ils produisent des salades hors sol grâce à une technologie de pointe, l’aéroponie», relève le directeur. Ces laitues se développent avec leurs racines à l’air libre, uniquement arrosées à intervalles réguliers d’eau et de nutriments sans ajout d’engrais et de pesticides.

«L’avenir du site se veut hautement technologique», reprend Alain Schacher. Il devrait ainsi attirer des start-up en quête d’innovations technologiques visant à répondre aux défis alimentaires qui s’annoncent.

Elles pourront utiliser les industries du site pour les tests de futurs processus et prototypages. Et le directeur d’illustrer: «L’objectif de l’Agropôle est de porter des projets d’avant-garde, comme les nouvelles technologies agritechs et les défis urgents à relever contre la perte de la biodiversité, l’appauvrissement des sols et la disparition de terres arables. Ce sont réellement les sujets d’Agir pour demain.»